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APL versée au propriétaire : comment ça marche ?

L’aide personnalisée au logement d’un logement conventionné est versée, « en cas de location, au bailleur du logement » (code de la construction et de l’habitation, article L. 832-1), et l’allocation de logement « est versée, sur leur demande, au prêteur ou au bailleur », si le logement répond aux exigences de décence et de peuplement (article L. 842-1). Dans les deux cas, le bailleur la déduit du loyer et des charges, le fait savoir au locataire et lui verse ce qui excède (articles L. 832-2 et L. 842-1).

Textes lus en source primaire, dans la base LEGI de la DILA, dans leur version en vigueur au 14 octobre 2026. Cette page cite les textes ; elle ne remplace ni l’organisme payeur, ni un conseil sur une situation précise.

APL ou allocation de logement : laquelle va au bailleur ?

Les aides personnelles au logement comprennent « l’aide personnalisée au logement » et les allocations de logement, familiale et sociale (article L. 821-1). L’aide personnalisée au logement (APL) concerne notamment des logements locatifs dont le bailleur est lié par une convention (article L. 831-1) ; elle va au bailleur, et, « dans des cas fixés par voie réglementaire, elle peut être versée au locataire ou au propriétaire du logement » (article L. 832-1). L’allocation de logement ne va au bailleur que sur sa demande (article L. 842-1).

Pour l’une comme pour l’autre, « en cas de mandat de gérance de logements », l’aide peut être versée au mandataire (articles L. 832-1 et L. 842-1).

Que fait le bailleur de l’aide qu’il reçoit ?

Il la déduit. L’aide personnalisée « est déduite, par les soins de celui qui reçoit le versement, du montant du loyer et des dépenses accessoires de logement », la déduction « doit être portée à la connaissance du bénéficiaire », et « la part de l’aide qui excède le montant du loyer et des charges récupérables est versée à l’allocataire » (article L. 832-2). L’allocation de logement suit la même règle : le bailleur la déduit, « porte cette déduction à la connaissance de l’allocataire » et lui verse, le cas échéant, ce qui excède (article L. 842-1).

La quittance, elle, « porte le détail des sommes versées par le locataire en distinguant le loyer et les charges » (loi du 6 juillet 1989, article 21) : quittance, reçu et avis d’échéance quand un tiers paie, et l’outil de quittance, qui a une ligne pour l’aide versée au bailleur.

Et si le logement n’est pas décent ?

Pour ouvrir droit à l’aide, « le logement doit répondre à des exigences de décence définies en application des deux premiers alinéas de l’article 6 de la loi n° 89-462 » (article L. 822-9) : qu’est-ce qu’un logement décent. Quand l’organisme payeur constate qu’il ne l’est pas, l’allocation de logement est conservée pendant un délai maximal fixé par voie réglementaire, le propriétaire est informé qu’il doit le mettre en conformité, et le locataire paie le loyer et les charges diminués de l’allocation, « sans que cette diminution puisse fonder une action du propriétaire à son encontre pour obtenir la résiliation du bail » (article L. 843-1). Si le logement n’est toujours pas décent à la fin du délai, le montant de l’allocation conservée « n’est pas récupéré par le propriétaire », qui ne peut pas en demander la part au locataire (article L. 843-2).

Que doit signaler le bailleur ?

« Le bailleur auprès duquel l’aide est versée signale le déménagement de l’allocataire et la résiliation de son bail », dans des délais « définis par voie réglementaire » (article L. 823-6). Il signale aussi à l’organisme payeur le locataire qui ne règle pas la part de la dépense de logement restant à sa charge (article L. 824-1) : un loyer impayé, que faire.

La demande d’aide est faite par le locataire, « assortie de pièces justificatives définies par arrêté » (article R. 823-2) ; cet arrêté n’a pas été lu. Le même article dit ce que le bailleur atteste : « Le fait que le logement réponde aux conditions de décence mentionnées à l’article R. 822-24 est justifié par une attestation du bailleur », et le bailleur « est en mesure de présenter, à la demande des organismes payeurs, le diagnostic de performance énergétique du logement faisant état du respect du critère de performance énergétique minimale » du logement décent.

La CAF ou la MSA vous verse l’aide ? Sur la fiche du locataire, vous indiquez son montant et le jour où elle arrive : la quittance distingue ce que le locataire a payé de ce que l’organisme a versé, et ni les relances ni la mise en demeure ne lui réclament la part de l’aide.

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