Aller au contenu

Visale : que couvre la garantie pour le propriétaire, et à quelles conditions ?

D’après son site, Visale est un contrat de cautionnement gratuit d’Action Logement qui couvre le bailleur « en cas d’impayé ou de dégradation », pour « la durée du bail initial dans la limite de 3 ans », à condition notamment que le bail ne soit pas « couvert par d’autres garanties (caution personne physique ou assurance) » (visale.fr, pages lues le 15 octobre 2026). Aucun texte lu ne l’institue ; la seule règle légale lue sur le cumul interdit au bailleur « qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie, garantissant les obligations locatives du locataire » de demander un cautionnement, sauf logement loué à un étudiant ou un apprenti (loi du 6 juillet 1989, article 22-1).

Les conditions de Visale sont celles de son contrat, que publie Action Logement sur visale.fr, lues le 15 octobre 2026 et citées comme telles : elles ne sont pas des textes de loi et peuvent changer. Le texte de loi cité est lu en source primaire, dans sa version en vigueur au 14 octobre 2026.

Que couvre Visale pour le bailleur ?

Le site présente Visale comme « un cautionnement qui couvre la durée du bail initial dans la limite de 3 ans », qui couvre le bailleur « en cas d’impayé ou de dégradation », « sans franchise ni carence, conformément aux règles du contrat de cautionnement », et dit le service « entièrement gratuit » (les avantages pour le bailleur). Les contrats conclus depuis le 6 janvier 2026 couvrent « les trois premières années d’occupation » ; pour ceux conclus avant, « les conditions des contrats de cautionnement conclus avant le 6/1/2026 demeurent inchangées » (ce qui change en 2026). Les deux pages du site ne disent pas la durée couverte dans les mêmes termes.

Le logement et le bail doivent-ils remplir des conditions ?

Oui, celles du contrat. D’après le site, le logement « doit constituer la résidence principale du locataire (sauf si bail mobilité ) », être décent, être un logement locatif privé non conventionné, sauf exceptions ; le bail « doit être conforme à la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 et intégrer une clause résolutoire », a un loyer charges comprises plafonné selon la localisation, « doit être signé après l’obtention du contrat de cautionnement Visale et avant la fin de validité du visa du locataire », ne peut pas être conclu avec un membre de la famille du bailleur, et, en colocation, « doit être individualisé pour chaque colocataire » (l’éligibilité). Le plafond de loyer de votre commune se lit sur le simulateur du site : cette page n’en recopie aucun.

Peut-on cumuler Visale avec une caution ou une assurance ?

Visale, de son côté, l’exclut : le bail « ne peut pas être couvert par d’autres garanties (caution personne physique ou assurance) » (même page). La loi, elle, dit que « le cautionnement ne peut pas être demandé, à peine de nullité, par un bailleur qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie, garantissant les obligations locatives du locataire, sauf en cas de logement loué à un étudiant ou un apprenti » (article 22-1). Si Visale est, comme son site le présente, un contrat de cautionnement, ce premier alinéa le vise : le bailleur qui a souscrit une telle assurance ou une autre forme de garantie ne peut pas le demander, sauf pour un étudiant ou un apprenti. Les textes lus ne disent pas si Visale, une fois obtenu, est une « autre forme de garantie » qui interdirait ensuite de demander une caution. Et un bailleur personne morale, autre qu’une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus, ne peut demander un cautionnement que s’il est « apporté par un des organismes dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat », ou si le logement est loué à un étudiant qui ne bénéficie pas d’une bourse de l’enseignement supérieur (même article) : ce décret n’a pas été lu. Le détail de la règle légale : assurance loyers impayés et caution.

Comment le bailleur fait-il jouer Visale en cas d’impayé ?

Par son espace sur le site. Le locataire doit d’abord avoir obtenu un visa ; le bailleur obtient ensuite son contrat. En cas d’impayé, il le déclare en respectant les délais du contrat, puis « valide la quittance subrogative précisant les sommes prises en charge », et Action Logement le paie sur son compte bancaire ou postal (les démarches). Ce que dit la loi d’un loyer impayé, à côté : les loyers impayés, et ce qu’elle dit d’une caution : caution simple ou solidaire.

Votre locataire a obtenu Visale ? Bailin ne gère pas Visale : la demande, le contrat et la déclaration d’un impayé se font dans votre espace sur le site d’Action Logement. Bailin suit les termes échus et relance le locataire sur ce qu’il doit encore.

Voir comment Bailin fonctionne

Bailin est gratuit pour un bien. Au-delà, 12 € par mois jusqu’à cinq biens, 18 € par mois sans limite. TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts.